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L’IREPS au cœur de la lutte contre les inégalités sociales de santé

Publié le 05 Juin 2013
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Association loi 1901, l’IREPS Aquitaine assure une mission de service public dans le cadre de la politique de santé publique définie du niveau national au niveau local. Elle offre un appui aux acteurs sociaux, médicaux, sanitaires et éducatifs en matière d’éducation et de promotion de la santé. Rencontre avec Sandrine Hannecart, chargée de mission au sein de l’IREPS.

« Dans notre approche de la santé, nous ne sommes pas spécialistes d’un thème ni d’un public mais bien d’une démarche. On privilégie une approche globale, qui prend en compte les différents facteurs qui ont une influence sur la santé. On touche tous les publics, de la maternelle aux adultes en insertion, jusqu’aux personnes âgées en fonction de leurs lieux de vies. La priorité, c’est la diminution des inégalités en matière de santé et d’insertion sociale », souligne Sandrine Hannecart avant d’ajouter : « Nous sommes positionnés en structure ressource, en soutien auprès des porteurs de projets et acteurs pour les aider à réaliser leurs actions. »

L’IREPS Aquitaine (voir IREPS Nouvelle-Aquitaine) est composée d’un siège et de cinq antennes départementales, animées par 25 salariés avec des missions permanentes : centre de ressource, ingénierie de formation, contribution à la mise en œuvre des politiques régionales de santé publique, conseil en méthodologie, communication et transfert de connaissance. L’approche est transversale et privilégie les synergies entre les différentes ressources locales dans une optique de mutualisation. Parmi ses missions, depuis 2009, l’IREPS Aquitaine contribue à promouvoir la thématique santé-environnement dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement: « La prise en compte des facteurs environnementaux est un enjeu majeur qui permet d’intégrer la dimension aménagement du territoire et renforce l’approche globale de la santé.

On va viser aussi le logement, comment se réapproprier son cadre de vie avec des notions d’ergonomie… » Les facteurs environnementaux se conjuguent avec tous les autres facteurs. Ils font aujourd’hui partie intégrante de la notion même de santé. « Il n’est pas toujours aisé de savoir si on rentre dans le champ santé-environnement. Par exemple, quand on réaménage l’appartement d’une famille, pour certains, cela va s’apparenter à un projet social, pour moi, cela rentre aussi dans le cadre santé-environnement », analyse Sandrine. La santé est une ressource dans la vie quotidienne, qui nous interroge sur la question des inégalités sociales de santé. Les inégalités peuvent se former à travers l’exposition à des facteurs de risques de dégradation de l’état de santé, à travers des conditions de vie, de travail, de logement ou de transport. Par exemple, les couches sociales les plus défavorisées peuvent être les plus exposées aux nuisances environnementales, que ce soit par leur habitat, ou par leur incapacité à s’en prémunir, faute de moyens. « On travaille beaucoup sur l’air intérieur en ce moment, qui concerne l’habitat privé ; cela interroge le critère social et financier et soulève la question de la précarité énergétique. Faut-il ouvrir ses fenêtres ou pas ? Privilégier la chaleur sur la qualité de l’air intérieur ? Comment agir sur cette thématique ? » s’interroge Sandrine.

L’IREPS propose de faire de la lutte contre les inégalités sociales de santé un objectif quelle que soit l’action. D’où la nécessité de travailler avec tous les acteurs et tous les publics : « Qu’il s’agisse d’un centre social, d’une école, d’une clinique, d’un habitant, d’un concierge, d’éducateurs sportifs… la définition est tellement transversale qu’elle touche à tous les domaines. Quand on accompagne des personnes ou des actions, on interroge les différents axes de la promotion de la santé. »

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