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Santé environnementale et pratiques de soin : une formation à Bordeaux

Publié le 10 Juin 2016
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Formation IFSEN à Bordeaux

Philippe Perrin, éco-infirmier, a créé en 2012 l’IFSEN, l’Institut de Formation en Santé Environnementale, dont le siège est à Annemasse, en Haute–Savoie. Cette institut propose une formation continue, unique en France, intitulée « Santé environnementale et pratiques de soin ». Pour sa troisième édition, elle a aussi lieu à Bordeaux, en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé Aquitaine Limousin Poitou-Charentes.

Comment avez-vous construit ce projet de formation?

C’est un projet pédagogique qui s’est construit avec une dizaine de partenaires et une vingtaine d’intervenants, experts dans leur domaine. La formation est essentiellement accessible aux professionnels de santé. A Bordeaux, les 19 inscrits sont des médecins, sages-femmes, ingénieurs sanitaires ou encore puéricultrices. L’objectif est d’intégrer le champ santé-environnement dans la pratique quotidienne des soignants et de former des experts en matière de santé environnementale.

Quel est le contenu ?

Le rôle des facteurs environnementaux, qu’ils soient chimiques, physiques ou biologiques, dans la dégradation de l’état de santé de la population, est aujourd’hui admis par la communauté scientifique. C’est une formation novatrice prenant en compte l’ensemble de la problématique de la santé environnementale : alimentation, OGM, eau, cosmétique, air, habitat, bruit, nanotechnologies, radioactivité… il n’y a pas de sujets tabous ! Pour chacun des thèmes, les aspects réglementaires, les éléments physiopathologiques, la prise en compte des populations sensibles, les moyens de repérage, de mesure, de protection ou d‘éviction sont abordés.

La formation dure 9 mois…

Oui, c’est un choix : nous intervenons 3 jours par mois pendant 9 mois, le temps d’une gestation en quelque sorte ! C’est une progression qui demande du temps. Chaque module se termine par une réflexion autour du transfert de connaissances. Quelles sont les solutions que l’on peut proposer, comment exploiter ou traiter les informations ? Il ne s’agit pas pour les participants d’intégrer simplement un savoir mais de prendre le temps de le digérer, de l’analyser et de s’approprier les clés pour pouvoir à leur tour apporter à leurs patients des éléments de recommandation et une certaine clarté sur la réduction des expositions.

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