Anticiper, accompagner, conseiller : la stratégie du LDA 33

Le Laboratoire Départemental d’Analyses ou LDA 33 est un service public dédié à la protection des populations (sécurité alimentaire, prévention liée aux légionelles, …), à la santé animale et à la santé végétale. Acteur majeur de la politique de santé et de sécurité publique, il déploie aujourd’hui une stratégie axée sur le conseil pour se différencier des laboratoires privés. Rencontre avec Jean-Philippe Cans, Responsable qualité au sein du Pôle de la Protection de la Santé Publique du Département de la Gironde.

Ce service de 23 agents aux métiers très spécifiques (technicien de laboratoire, préleveur, responsable métrologiemétrologieL'ensemble des disciplines liées à la mesure. La métrologie légale est un outil pour la protection des consommateurs et la loyauté des échanges., responsable qualité…) est investi dans quatre domaines : l’hygiène alimentaire, l’hydrologiehydrologieScience qui a pour objet l'étude des eaux, de leur nature et de leurs diverses propriétés., la santé animale et la santé végétale. Il a pour mission de contrôler la qualité des eaux de consommation et de baignade, de déterminer l’hygiène alimentaire qui règne dans la restauration des collectivités, des entreprises agroalimentaires et chez les commerçants, ou encore de vérifier la santé animale. Dans le laboratoire, les analyses portent aussi bien sur une vache suspectée d’être enragée, une vigne malade porteuse de flavescenceflavescenceLa  flavescence dorée est une maladie de la vigne à l'origine de pertes de récolte importantes dorée, des échantillons alimentaires pour traquer la listerialisteriaBactérie en forme de bâtonnet pouvant notamment être présente dans les aliments crus d'origine animale (fromages non pasteurisés, charcuteries fumées, viande insuffisamment cuite...). Elle transmet la listériose, qui peut être très dangereuse pour les personnes fragiles et les femmes enceintes., que des coquillages du Bassin (pour déterminer s’ils sont propres à la consommation). Chaque année, le laboratoire reçoit et réalise 46 000 analyses sérologiquesanalyses sérologiquesAnalyses qui utilisent le sérum, l'un des composants du plasma sanguin, pour diagnostiquer une maladie chez l'homme ou l'animal. La présence d'anticorps spécifiques indique en effet qu'il y a eu contact avec un agent pathogène (parasite, bactérie, virus…). animales, 12 000 échantillons alimentaires, 7000 analyses de biologie moléculaire et de diagnostics.

Une stratégie axée sur la prévention et le conseil

Le laboratoire contrôle par exemple la totalité de la restauration collective des collèges, mais il a tissé des liens qui vont bien au-delà : « Nous vérifions l’hygiène de leurs installations et la conformité de leurs pratiques aux normes réglementaires. Et nous les accompagnons dans la mise en place et l’harmonisation d’un plan d’autocontrôle, pour prendre des mesures préventives ou formaliser les procédures qualités pour le nettoyage. Prévenir les risques pour éviter les intoxications alimentaires, fait partie de notre accompagnement » explique Jean-Philippe Cans.

 

L’équipe, expérimentée, propose systématiquement de réfléchir en amont. « Nous ne nous contentons pas de livrer des résultats bruts », souligne Jean-Philippe Cans, « nous accompagnons et nous conseillons nos clients dans leurs efforts pour adopter les bonnes pratiques. Nous sommes très attachés à cet aspect de nos missions. Le conseil est souvent délaissé, nous avons souhaité ajouter cette plus-value, avec une volonté notamment d’aider les communes sur un axe préventif. » Dans son antenne de Villenave d’Ornon, le laboratoire veille aussi sur la santé des végétaux, s’orientant là aussi vers du conseil en proposant des formations au diagnostic végétal, dans l’objectif de bien adapter les traitements et de réduire l’utilisation des produits phytosanitairesphytosanitairesProduits utilisés pour soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux..

Qu’il s’agisse de clients privés (ostréiculteurs, éleveurs, traiteurs, maison de retraite ou entreprise agroalimentaire…) ou publics (hôpitaux, restaurants scolaires, service de protection des populations…) dans le cadre de contrôles qualité effectués sur leurs produits, la démarche est la même : se positionner comme outil d’expertise et de conseil pour assurer sa mission de santé publique.