Eaux

Des ateliers « fait maison » pour parler pollution

Publié le 01 Mars 2019
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Le Ceseau a intégré la dimension « fait maison » dans la plupart de ses ateliers © Ceseau

Le DIY, autrement dit le « Do it Yourself » ou faire soi-même, fait de plus en plus d’adeptes. Plus qu’une tendance de passage, c’est bel et bien une nouvelle manière de vivre. Le Ceseau, association qui sensibilise le grand public à la question de l’eau, a décidé d’utiliser ce type d’atelier pour faire passer ses messages de prévention avec tout un panel orienté santé-environnement.

Déodorant, baume à lèvres, dentifrice, shampoing, produit d’entretien : aujourd’hui, le Ceseau a intégré le « fait maison » dans un bon nombre de ses ateliers. A la différence près que, en plus de repartir avec le produit 100% naturel que l’on a fabriqué soi-même, on repart aussi avec quelques infos et messages supplémentaires. « Notre mission, c’est de sensibiliser le grand public et le public scolaire à la question de l’eau. Une partie des micropolluants que l’on retrouve dans l’environnement est aujourd’hui liée à nos modes de consommation. Ils sont présents dans beaucoup de produits que nous utilisons au quotidien. Il est donc important de les connaître pour pouvoir en limiter l’impact et assurer une meilleure qualité de l’eau, en termes environnemental et sanitaire. De ce fait, nos animations abordent la question des pollutions domestiques et des risques pour l’environnement et la santé, avec une entrée eau et une entrée santé-environnement » souligne Claire Moras, directrice du Ceseau.

Aujourd’hui, l’association ne cesse de répondre aux demandes ponctuelles, de plus en plus nombreuses, et a décidé de s’organiser pour y répondre, d’autant que l’Agence de l’eau Adour Garonne et la Région Nouvelle-Aquitaine, apportent leur soutien dans le cadre d’un appel à projet santé-environnement. « Nous avons défini trois grandes cibles. Le grand public, pour lequel nous sommes à la recherche d’un lieu d’accueil spécifique et convivial. Les scolaires (du primaire au lycée) car les adolescents sont particulièrement difficiles à sensibiliser : ils sont à la fois en âge de consommer et très influencés par les messages publicitaires. Enfin les professionnels, sur leur lieu de travail.
Pour ces derniers, nous avons déjà commencé des sessions de sensibilisation, auprès des agents de la DREAL Nouvelle-Aquitaine ou de collectivités locales. Là, l’approche est plus globale : une présentation des enjeux et des études scientifiques en cours sur le sujet, mais aussi une partie très pratique tels que des décryptages d’étiquettes, de labels, la mise à disposition d’outils pour diminuer les rejets nocifs. Il faut que l’on puisse proposer un accompagnement complet aux changements de pratiques. Toute cette organisation va se mettre progressivement en place en 2019, avec un recrutement et la création d‘outils pédagogiques pertinents, notamment numériques en direction des jeunes » résume Claire Moras.

www.ceseau.org

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