Petite enfance

Journée nationale des plateformes PREVENIR, dédiées à la reproduction

Publié le 31 Janvier 2020
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Chaque année entre 100 et 300 couples viennent en consultation des troubles de la fertilité © Pixabay

Environ 200 professionnels de santé, de la recherche et du monde associatif ont été accueillis à l’Institut des Métiers de la Santé de l’Hôpital Xavier Arnozan à Pessac (Gironde) le 24 octobre 2019 pour la Journée Santé Prévention Environnement Reproduction. Cette rencontre, organisée dans le cadre national de la mise en place des plateformes PREVENIR (PREVention, ENvIronnement, Reproduction) a permis de faire le point sur l’actualité scientifique et sur le devenir de ces plateformes.

Les 5 plateformes du réseau P.R.E.V.E.N.I.R. en France se sont développées suite à la création du centre ARTEMIS au Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux en 2016, à l’initiative de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec l’ANSES et Santé Publique France. Depuis 2018, un réseau de plateformes similaires s’est mis en place et regroupe aujourd’hui les plateformes MATEREXPO-REPROTOXIF à Paris et Créteil, CREER à Marseille, et PRE2B à Rennes.

Chaque année, entre 100 et 300 couples (200 à 600 patients) viennent en consultation dans l’un de ces centres. Au Centre ARTEMIS (Aquitaine ReproducTion Enfance Maternité et Impact en Santé environnement), ce sont environ 300 couples par an qui sont pris en charge pour des troubles de la fertilité ou des pathologies de grossesse. « Il s’agit de consultations où l’on étudie en détail leur mode de vie, leurs habitudes (vie privée et travail) pour identifier les sources d’exposition aux substances chimiques présentes dans notre environnement et pouvant avoir un impact sur la reproduction », détaille le Dr Fleur Delva, médecin de santé publique au CHU de Bordeaux. Ces consultations sont menées par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d’infirmières, d’épidémiologiste, d’ingénieurs en santé environnementale et d’internes. À l’issue de chaque consultation, l’équipe livre des messages de prévention ciblés pour diminuer les expositions environnementales aux facteurs de risque sur la reproduction.

L’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine et le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, organisateurs de cette deuxième rencontre dans le cadre national de la mise en place des plateformes PREVENIR, ont ouvert cette journée. Des exposés sur les actualités scientifiques, sur l’influence de l’environnement sur la fertilité, la grossesse et la petite enfance ont ensuite été présentés par des chercheurs. « Les avancées des connaissances des risques environnementaux progressent doucement, il y notamment des travaux très intéressants sur la fertilité féminine » précise Fleur Delva.

L’après-midi, l’évaluation des  5 plateformes, bien que positive, a soulevé le problème du développement de ces plateformes dans l’hexagone et de leur pérennité : «  Le Centre ARTEMIS a été soutenu financièrement par l’ARS Nouvelle-Aquitaine qui porte également une stratégie régionale de prévention et promotion de la santé environnementale centrée sur la petite enfance, incluant les femmes enceintes et qui s’inscrit dans le cadre du Plan régional santé environnement Nouvelle-Aquitaine, mais d’autres plateformes ont été créées dans des contextes différents comme des appels à projets, il s’agit maintenant de trouver les leviers pour que ces structures continuent d’exister et de se développer, » note Fleur Delva

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