Le pollinarium permet aux personnes allergiques d'adapter leur traitement ©GRAINE Aquitaine
Article/Interview

Pollinarium sentinelle de Limoges : le dispositif d’alerte est opérationnel

Situé sur une terrasse du jardin botanique de la ville, le Pollinarium de Limoges (Haute-Vienne) abrite différentes espèces de plantes de la région et permet aujourd’hui de prévoir les pics d’émissions de pollens. Sous haute surveillance, cet outil de prévention, géré par la direction des Espaces Verts de la Ville de Limoges, informe depuis le printemps 2017 les personnes allergiques et les médecins en temps réel.

Fruit d’un partenariat avec l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine et l’Association des Pollinariums sentinelles de France (APSFAPSFAssociation des Pollinariums Sentinelles® de France), le Pollinarium sentinelle®Pollinarium sentinelle®Un espace dans lequel sont réunies les principales espèces de plantes (plantain, armoise, graminées…), arbustes et arbres sauvages (bouleau, cyprès, noisetier…) de la région dont le pollen est allergisant. L'objectif est de les observer quotidiennement afin de détecter le début et la fin d'émission de pollen de chaque espèce et de transmettre ces informations aux personnes allergiques inscrites à l'Alerte pollens. de Limoges, s’inscrit dans le cadre de la démarche de Ville Santé Citoyenne engagée par la Ville de Limoges afin d’améliorer le bien-être des habitants. Cet outil de prévention est aujourd’hui pleinement opérationnel. « Les espèces plantées, reconnues pour leur pouvoir allergisant, ont été prélevées à vingt kilomètres alentours, à chacun des quatre points cardinaux, et sont placées dans les mêmes conditions que dans la nature », explique Cédric Dupont, responsable de l’entretien du Pollinarium.  Bouleaux, châtaigniers, noisetiers, frênes et diverses graminées se côtoient et sont quotidiennement observés.

Chaque jour, Cédric pointe son nez au-dessus de chaque espèce, vérifie et fait un relevé de sa floraison, afin de détecter le début et la fin d’émission de pollen. Le diagnostic est particulièrement précis. « C’est là tout l’intérêt ; connaître quel pollen allergisant va être émis, de 1 à 3 semaines avant le pic de pollinisation » précise Annie Schwaederlé, adjointe à la Politique de santé et au Développement durable, à la Ville de Limoges.

Les données sont transmises à l’association des pollinariums qui les met en ligne sur le site www.alertepollens.org. Elles sont ainsi directement accessibles aux particuliers et aux allergologues. Pour Christine Bertin, médecin allergologue à Limoges et référente pour le Pollinarium, « les personnes allergiques peuvent se connecter au site, recevoir les alertes et connaître les pics polliniques, avant les premières gênes, pour éviter les traitements lourds. C’est un outil de prévention très utile ».

Par ailleurs, le Pollinarium poursuit un autre objectif, plus pédagogique : ouvert au public, ses panneaux explicatifs permettent aux personnes allergiques d’apprendre à reconnaître les plantes allergisantes.

Site de l’association des pollinariums : www.alertepollens.org
Site de l’Anaforcal : http://anaforcal.lesallergies.fr/content/allergolim