Il va falloir faire accepter le retour « des herbes folles » sur les trottoirs © Bordeaux Métropole
Article/Interview

Ma Métropole sans pesticides : faire accepter le retour des « herbes folles »

Le zéro phyto dans les espaces publics, appliqué depuis le 1er janvier 2017, va changer la physionomie des villes. Désormais, il faudra s’habituer au retour de la nature en ville et modifier nos perceptions en acceptant la présence d’une végétation spontanée. La communication auprès des habitants est un enjeu majeur. Bordeaux Métropole lance sa campagne de communication en avril 2017. Rencontre avec Anne Desurmont, à la Direction des Espaces Verts de Bordeaux Métropole.

Quels axes de communication avez-vous choisis pour accompagner le passage en zéro pesticide ?

Bordeaux Métropole a bâti un plan de communication spécifique pour expliquer aux habitants ce qu’implique la suppression des produits phytosanitairesphytosanitairesProduits utilisés pour soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux. dans la gestion de l’espace public. L’objectif est de rendre visible l’engagement des collectivités mais aussi de faire comprendre que le recours à des méthodes alternatives ne constitue pas de notre part un abandon mais le signe d’une ville en bonne santé et le souci de protéger les habitants de ces polluants. Cette opération comprend une campagne d’affichage à l’entrée de 23 communes avec un message identique « Ma commune sans pesticides », des articles dans la presse, des panneaux d’information sur les accotements pour expliquer la fauche tardive, des dépliants dans les boîtes aux lettres des habitants…

Vous prévoyez aussi des actions innovantes autour de la participation citoyenne…

Oui, dans cette transition du zéro phyto, le retour des « herbes folles », assimilées au manque d’entretien sur les trottoirs et autour des arbres pourrait faire l’objet de reproches. Nous avons imaginé une déambulation en ville avec un bureau d’étude spécialisé. Il s’agit d’un parcours guidé à destination des habitants pour découvrir les herbes autochtones, les invasives, les plantes ordinaires, les exotiques ou encore les plantes à usage médical. Les reconnaître et comprendre le rôle de chacune, c’est un peu les accepter !